Le
site a été pour la première fois fouillé
en 1911 par l’archéologue marseillais G. VASSEUR, puis
par l’écrivain local G. COMBARNOUS et par le GREC qui
a réalisé en 1985 des stratigraphies qui ont confirmé
l’intérêt des Courtinals en faisant un des sites
majeurs de l’Hérault pour la fin de la préhistoire
et le début de la protohistoire. En 1991, s’est déroulée
une autre campagne de fouilles et de reconstitutions sous la direction
du Pr. Dominique GARCIA de l’université d’Aix-en-Provence
et sous contrôle de la Direction des Antiquités de Montpellier.
Une cabane de l’age du Bronze, dans un bon état de conservation,
a été dégagée. Des vestiges trouvés
sur l’ensemble du site sont abondants : un gril en céramique,
des silex, des foyers domestiques, des objets d’art, des vases,
un rasoir en bronze, des boutons et fibules.
Ces objets sont aujourd’hui exposés au musée archéologique
de Lattes, de Marseille et en petite partie à l’accueil
du Parc des Courtinals.
L’agglomération COURTINALS tranche avec les traditionnels
habitats de hauteur et rares gisements de plaine connus dans le
sud de la Gaule. En fait, les habitants ont profité d’une
sorte de fortification naturelle, d’une barrière rocheuse
quasi continue d’une hauteur entre 20 et 40 mètres,
pour se protéger ;
Cependant le site était en communication visuelle avec les
postes de guet sur le Pic de Vissou au sud, sur la montagne de Liausson
au nord et sur la Ramasse à l’est. Les premières
traces d’habitats attestées datent du néolithique
moyen (3.500 ans av. notre ère) et vont jusqu’à
la protohistoire (fin de l’age du Bronze et Fin du Premier
Age du Fer) à 350 av. J-C, date à laquelle le site
a été sporadiquement abandonné avec les habitations
et le mobilier |
Reconstruction d'un habitat
calcolithique dans l'Hérault |
Les habitants des Courtinals ont probablement extrait du cuivre
dans les mines de Cabrières à 3 kilomètres,
l’ont transformé en bronze en y ajoutant de l’étain,
et ils ont ainsi développé un échange commercial
de produis frais avec des Phocéens d'Agde contre des
produits finis (objets en fer, vin en amphores, tissus). D’autres
paramètres ont également déterminé
le choix de ce site : des sources intarissables liées
à la dolomie
se trouvent à moins de 200 m, les ravins du Cirque forment
des enclos naturels pour le bétail et le climat méditerranéen
est ici particulièrement doux.. |
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